C'est l'ensemble des rhinites chroniques, sans signe inflammatoire, ni allergique.
On distingue la rhinite d'origine extrinsèque, de la rhinite d'origine intrinsèque.
Rhinite d'origine extrinsèque
Rhinite médicamenteuse
la plus connue est la rhinite aux décongestionnants nasaux. Lorsqu'un patient utilise à long terme un vasoconstricteur, il présente paradoxalement une obstruction nasale bilatérale de plus en plus importante.
Rhinite à l'aspirine.
Rhinite liée à l'alimentation, à l'éthanol, chocolat, poissons, sulfite, piment. Pour l'éthanol, de tests de provocation sont possibles en milieu spécialisé, pour établir le diagnostic.
Rhinite professionnelle non allergique, les symptômes oculaires ou broncho-pulmonaires sont fréquemment associés.
Les agents responsables chimiques les plus fréquents sont la colle, la résine-époxy, les isocyanates, le glutaraldéhyde. Les tests de provocation nasale sont importants, et la recherche d'un asthme est systématique.
Rhinite et environnement, c'est une rhinite peranuelle ou sporadique, et l'interrogatoire du patient va mettre en évidence le facteur déclenchant.
Rhinites d'origine intrinsèque
Rhinite hormonale, elle survient au cours de la grossesse, après le premier trimestre, et s'aggrave après le troisième trimestre. Elle disparaît souvent quelques semaines après l'accouchement. Il existe une obstruction nasale bilatérale.
Le traitement est essentiellement local, lavage de nez ou sérum physiologique, ou à l'eau de mer, et utilisation de corticoïde local.
Rhinite liée au vieillissement, c'est une rhinorrhée séreuse chez le patient âgé de plus de 70 ans, parfois aggravée lors de la prise de repas chauds.
Rhinite positionnelle, marqué par une obstruction nasale à bascule.
Rhinite atrophique.
Sensation d'obstruction nasale très désagréable, avec présence de croûtes mal odorantes. Il existe une cacosmie (perception de réels ou imaginaires d'une odeur désagréable).
Elle peut être iatrogène, après turbinectomie excessive et s'accompagne d'une sensation de nez vide.